Conflitsde loyautĂ©, conflits d'appartenance : outils de la construction de l'enfant en accueil familial (2013) Auteurs : OXLEY Janine, Aut. Type de document : Article Dans : ENFANCES & PSY (56, 2013) Article en page(s) : 108-117: Mots clĂ©s : [SANTEPSY] ACCOMPAGNEMENT THERAPEUTIQUE [SANTEPSY] CONFLIT [SANTEPSY] CONFLIT DE LOYAUTE Accueil Forum juridique et financier; Justice; Sujet PrĂ©cĂ©dent Sujet Suivant. Parentification et conflit de loyautĂ©. Ristou74 Messages postĂ©s 2 Date d'inscription lundi 1 juillet 2019 Statut Membre DerniĂšre intervention 2019 Ă  23:34 djivi38 Messages postĂ©s 46409 Date d'inscription dimanche 12 avril 2015 Statut Membre DerniĂšre intervention LaUne Le fil info Commentaires Partager Accueil LĂ©na Guerre en Ukraine: le gĂ©nĂ©ral qui a permis au prĂ©sident Zelensky de jouer le rĂŽle le plus important de sa vie. Vitali Zaloujny est devenu un hĂ©ros non seulement dans les mĂ©dias, mais aussi aux yeux des citoyens ukrainiens, et en particulier de ses subordonnĂ©s, car il traite les simples soldats aussi bien que Conflitsde loyautĂ©, conflits d'appartenance : outils de la construction de l'enfant en accueil familial; Conflit de loyautĂ© et interdit de penser; LoyautĂ©s pour l'enfant dans la sĂ©paration des parents - Comment accompagner l'enfant et sa famille en prĂ©sence d'un conflit de loyautĂ© ? La parole de l'enfant en mĂ©diation familiale; Aider l'enfant Ă  dĂ©passer les liens de loyautĂ© Dansles familles migrantes dont les adolescents sont en dĂ©crochage on assiste au phĂ©nomĂšne du conflit de loyautĂ© entre l’école et la famille. Pour ces jeunes, l’école reprĂ©sente le pays d’accueil et la famille, le pays d’origine. Le dĂ©crochage scolaire durant l’adolescence est souvent symptomatique d’une histoire migratoire SalvatoreD’AMORE est docteur en psychologie, enseignant-chercheur Ă  l ‘UniversitĂ© de LiĂšge, psychologue et psychothĂ©rapeute de couple et de famille. Ses recherches et travaux thĂ©rapeutiques portent sur les processus relationnels comme la transition Ă  la parentalitĂ©, la co-parentalitĂ©, la gestion des sĂ©parations et des recompositions au sein des nouvelles familles. Il sNjqT. LeĂŻla et Zinedine Boudrahem ont la main verte. Dans le jardin de leur petit pavillon, en banlieue de Dunkerque Nord, la verveine exhale ses senteurs citronnĂ©es, et les fĂšves tutoient le printemps. Il n'y a guĂšre que les pieds de tomates qui auraient bien besoin d'un tuteur. Mais en la matiĂšre, LeĂŻla est occupĂ©e 2013, les Boudrahem font office de famille d'accueil pour des mineurs dĂ©linquants, placĂ©s ici par la PJJ, la protection judiciaire de la jeunesse. Un rĂŽle qui, pour LeĂŻla, s'est imposĂ© comme une Ă©vidence lorsque, ses trois enfants grandissants, elle les a vus un Ă  un s'Ă©manciper du nid familial. Leur maman, aujourd'hui ĂągĂ©e de 58 ans, incapable de rester sans rien faire », s'est vite convaincue qu'elle pouvait appliquer Ă  d'autres des ingrĂ©dients Ă©ducatifs Ă©prouvĂ©s De la patience, et beaucoup d'amour. »Face Ă  ces gamins au profil judiciaire lourd, les quantitĂ©s doivent ĂȘtre majorĂ©es. Mais LeĂŻla et Zinedine semblent en possĂ©der une inĂ©puisable rĂ©serve. Et la recette fonctionne. Une dizaine d'adolescents, garçons et filles, se sont succĂ©dĂ© dans cette maison qui, pour eux, a vite pris les contours du cocon qu'ils n'ont jamais eu. Il y a un temps pour gueuler, un temps pour parler »L'objectif est clair Les remettre dans le droit chemin. » Autant dire que la vie chez les Boudrahem n'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des portes qui claquent ! rĂ©sume LeĂŻla. Chez tous ces enfants, on trouve de la colĂšre, mais jamais de haine. Ils sont surtout complĂštement paumĂ©s. » La faute Ă  un cadre jamais posĂ©, au fil d'un passĂ© familial pesant pour eux comme un pas Ă  pas, LeĂŻla rappelle les rĂšgles, essentiellement basĂ©es sur le respect mutuel. Chez moi, on ne fait pas ce qu'on veut, Ă©numĂšre la quinquagĂ©naire. Le langage cru, c'est pour la rue. Quand un horaire pour rentrer est dĂ©fini, on s'y tient. » En cas d'incartade ou de clash », mi-Ă©ducatrice, mi-grande sƓur, LeĂŻla sait qu'il faut avant tout faire redescendre la pression ». Il y a un temps pour gueuler, et surtout un temps pour parler
 »Ce soir-lĂ , la discussion est apaisĂ©e. Des gĂąteaux orientaux ont Ă©tĂ© disposĂ©s sur la table du salon, que lorgne un chat autrefois sans famille. En bout de table, LĂ©o*, 17 ans, joue les adolescents dĂ©sintĂ©ressĂ©s, sans perdre une miette de la conversation. Ce qu'elle fait, je le ferai jamais, admire-t-il. Dans les familles, y en a qui cassent tout. Face Ă  ça, moi, j'arriverai pas Ă  me contenir
 »LeĂŻla a dĂ©jĂ  accueilli une dizaine d’ados. LP/Jean Nicholas Guillo LP/Jean Nicholas GuilloLes familles d'accueil, depuis tout petit, le jeune garçon en a connu plusieurs. Des parents aux abonnĂ©s absents, une fratrie de quatre livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme il a Ă©tĂ© placĂ© dĂšs son plus jeune Ăąge par l'ASE, l'aide sociale Ă  l'enfance. TrĂšs tĂŽt, c'est la justice des mineurs qui a pris le relais, dont il a connu tous les dispositifs ou presque
Une premiĂšre fois hĂ©bergĂ© dans une autre famille d'accueil via la PJJ, il a choisi, en dĂ©but d'annĂ©e derniĂšre, de la fuir pour tenter de renouer avec sa famille biologique. C'Ă©tait son choix. Il a voulu vĂ©rifier sa place, avait besoin de se rassurer, analyse Cathy Grave, son Ă©ducatrice. Ça a pĂ©riclité  » Cette main tendue sera la derniĂšre »Dans la foulĂ©e, LĂ©o se retrouve Ă  vivre dans la rue. Paradoxalement, c'est une chance, complĂšte Kaoutar Hachani, la responsable de l'unitĂ© d'hĂ©bergement diversifiĂ© UHD de Lille, qui pilote cette quinzaine de places en famille d'accueil au niveau rĂ©gional. LĂ©o a fait cette expĂ©rience de la prĂ©caritĂ©, souligne-t-elle. Il a conscience qu'Ă  l'approche de ses 18 ans, cette main tendue sera la derniĂšre. » Des fois, j'aimerais bien ĂȘtre sans les Ă©ducateurs, souffle l'intĂ©ressĂ©. Mais je sais que sans eux, je serais pas là
 » OĂč alors ? À Lille, peut-ĂȘtre. C'est lĂ  que j'ai grandi, et fait des conneries. » Qu'il assure avoir maintenant laissĂ© derriĂšre lui. Au moins les grosses ».À Dunkerque, LĂ©o semble avoir trouvĂ© l'environnement propice Ă  un nouveau dĂ©part, cette fois pĂ©renne. On le retrouve Ă  la Belle Cour, le restaurant oĂč il est actuellement en stage, et oĂč il exercera dĂšs la rentrĂ©e comme serveur dans le cadre d'un CAP en alternance. DerriĂšre l'impeccable comptoir en bois, l'adolescent a trouvĂ© sa 17 ans, dans le restaurant oĂč il travaillera en septembre. LP/Jean Nicholas Guillo LP/Jean Nicholas Guillo Ça se sent qu'il aime ça. Et les clients se sont trĂšs vite habituĂ©s Ă  lui. Ils l'appellent par son prĂ©nom », s'enthousiasme Olivia, la jeune patronne. Ici, on travaille en famille, et la cuisine est Ă  l'image des cƓurs gĂ©nĂ©reuse. Bien sĂ»r que j'ai Ă©tĂ© prĂ©venue qu'il avait eu quelques problĂšmes avec la justice, explique la jeune femme. Mais chacun a droit Ă  sa chance. » Il peut y avoir autre chose que l'Ă©chec »Et LĂ©o semble bien dĂ©cidĂ© Ă  saisir la sienne, sous l'Ɠil mi-goguenard mi-paternaliste de RenĂ©, 72 ans dont 58 de cuisine ». Le pĂšre d'Olivia, venu en renfort pour cette premiĂšre belle journĂ©e de saison, a troquĂ© de longue date son accent parisien pour le parler ch' coup de feu passĂ©, les tables Ă  nouveau dressĂ©es, l'ancien prodigue ses conseils, avant que la conversation ne prenne un tour plus grave Tu te sens bien gamin ? interroge RenĂ©. Pense Ă  ton avenir. T'es un petit mec qui passe bien avec les clients. On sent que t'es dans ton Ă©lĂ©ment. Profites en. Le vrai diplĂŽme, c'est celui que t'as dans tes mains. »IntimidĂ© et pudique, LĂ©o baisse les yeux. T'as fais le con ? relance RenĂ©. Pourquoi ça ? » Parce que j'arrivais pas Ă  me maĂźtriser », Ă©lude l'ado, gabarit poids plume dont on devine qu'il n'y a pas si longtemps, il Ă©tait inversement proportionnel Ă  son niveau de nervositĂ©. Cette fois, LĂ©o semble enfin serein. Au bout d'une semaine, lĂšvres serrĂ©es, lui et Florence, sa collĂšgue en salle, se sont apprivoisĂ©s. Ça se passe super, sourit cette derniĂšre. Je suis contente qu'il soit lĂ . Ça montre qu'avec ces jeunes, il peut y avoir autre chose que l'Ă©chec. »Une libertĂ© limitĂ©eEn quelques mois, seules quelques fuguettes » ont Ă©tĂ© relevĂ©es Ă  l'encontre de l'apprenti serveur. Dont l'unique objectif Ă©tait de retrouver sa sƓur et surtout l'un de ses deux frĂšres. Ça faisait trois ans qu'on ne s'Ă©tait pas vu tous les quatre », plaide-t-il. Une autre fois, il est parti rejoindre son pĂšre, tout juste sorti de dĂ©tention. Ils sont parfois dans une forme de conflit de loyautĂ© entre leur famille d'accueil et leur vĂ©ritable famille », analyse un agent de la PJJ. S'ils ne rentrent pas, on prĂ©vient la police, prĂ©cise Cathy Grave, l'Ă©ducatrice. C'est ce qu'on a fait dans ce cas. LĂ©o et son frĂšre ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans un hall d'immeuble. » Rien d'illĂ©gal en soi. Mais ces adolescents, sous mandat judiciaire », n'ont pas la mĂȘme libertĂ© que leurs Grave est l’éducatrice de LĂ©o. LP/Jean Nicholas Guillo LP/Jean Nicholas Guillo Il y a aussi, parfois, une forme de connivence avec la famille d'accueil, et nous ne sommes pas forcĂ©ment prĂ©venus des fugues et des retards », reconnaĂźt Kaoutar Hachani. De petits accrocs au rĂšglement gĂ©nĂ©ralement tolĂ©rĂ©s, les familles d'accueil s'autorisant Ă  ĂȘtre avec ces jeunes dans quelque chose de plus affectif », relĂšve la directrice de l' cas de problĂšme grave, une permanence est assurĂ©e par les Ă©ducateurs, 24h/24, qui peuvent se dĂ©placer au besoin dans la famille, y compris en pleine nuit. On a nos petits secrets, glisse LeĂŻla Boudrahem. Ce lien est important avec des jeunes qui ont le plus souvent perdu toute confiance en l'adulte. Mais s'il y a fugue, j'appelle
 » Il a suffi d'un coup de tĂ©lĂ©phone pour que tout bascule
 »Il est mĂȘme arrivĂ© qu'elle soit obligĂ©e de se dĂ©placer au commissariat. En pareil cas, ça me met dans un Ă©tat de stress pas possible, soupire cette maman d'accueil. On le vit comme un Ă©chec. » À l'image de celui ressenti avec l'un de ses anciens pensionnaires. Un gamin trĂšs bien, trĂšs fort en foot, se souvient LeĂŻla. Mais avec de mauvaises frĂ©quentations. Il a suffi d'un coup de tĂ©lĂ©phone d'un pote Ă  lui pour que tout bascule
 »Avec LĂ©o, le fil n'a jamais Ă©tĂ© rompu. Et semble mĂȘme se renforcer au quotidien, Ă  mesure que son projet professionnel prend forme. Seul bĂ©mol ses retards rĂ©pĂ©tĂ©s, et les trĂ©sors d'ingĂ©niositĂ© Ă  dĂ©ployer pour le tirer du lit. Au dĂ©but, avec lui, tous les matins Ă©taient un combat. Maintenant, je suis Ă©quipĂ©e d'une corne de brume, prĂ©vient, sans rire, LeĂŻla. Je suis cool, mais assez rapidement, c'est tu descends ou je te descends ! »En bout de table, LĂ©o en sourit. Ici, c'est super. T'es tout seul dans ta chambre. T'as pas la mĂȘme vie qu'en foyer. LĂ -bas, c'est le carnage. LĂ , j'ai mĂȘme pas l'impression d'ĂȘtre en famille d'accueil. » En quelques mois chez LeĂŻla, aprĂšs son expĂ©rience de la rue, il s'est refait une santĂ©, enchaĂźnant les rendez-vous mĂ©dicaux. Sa carte d'identitĂ© a Ă©tĂ© refaite, ses inscriptions aux organismes sociaux elle l'a fait pour ceux passĂ©s lĂ  avant lui, LeĂŻla, lorsqu'ils vont faire les courses, le prĂ©sente comme son neveu. Les gens doivent se dire que j'ai un paquet de neveux et niĂšces ! » se marre la quinquagĂ©naire, qui dit vouloir poursuivre l'expĂ©rience aussi longtemps que possible. Je sais oĂč est ma place. Je ne remplacerai jamais leurs parents. Mais ils sont mieux chez moi qu'au foyer ou en prison. Ça, ça les casse. »* Le prĂ©nom a Ă©tĂ© modifiĂ©. Parse error syntax error, unexpected T_STRING in /home/familleta/www/wp-includes/ on line 1104 9h30 Jean-Paul MUGNIER L’enfant un trait d’union intergĂ©nĂ©rationnel ? En France, les derniĂšres lois concernant la protection de l’enfance insistent sur la nĂ©cessitĂ© de tout mettre en Ɠuvre pour favoriser la collaboration des parents et la mise Ă  jour des ressources prĂ©sentes au sein de la famille, Ă©volution prĂ©sente en Belgique depuis longtemps. Dans cette perspective, les grands-parents semblent des interlocuteurs privilĂ©giĂ©s lorsque les parents sont dĂ©faillants ou susceptibles de compromettre gravement l’évolution de leurs enfants. Le danger serait dĂšs lors de tomber dans une pensĂ©e dogmatique faisant d’eux ou des partenaires toujours dignes de confiance ou, au contraire, les premiers et uniques responsables des dĂ©faillances de leurs enfants. Comment Ă©viter le piĂšge du ou bien, ou bien » pour, dans chaque situation, prendre en compte avant tout les besoins de l’enfant avant ceux des adultes, parents et grands-parents, mais aussi ceux d’une sociĂ©tĂ© confrontĂ©e Ă  une crise telle qu’elle pourrait en venir Ă  sacrifier les besoins de ses citoyens les plus vulnĂ©rables ? Comment Ă©viter Ă  l’enfant d’ĂȘtre celui qui devrait combler les besoins affectifs non satisfaits de ses parents auprĂšs de leurs propres parents ou, au contraire devenir l’instrument de la vengeance d’une gĂ©nĂ©ration contre l’autre, au sein d’une lutte dans laquelle il ne serait rien d’autre qu’un bien que chacun cherche Ă  s’approprier? Jean-Paul MUGNIER est Ă©ducateur spĂ©cialisĂ©, thĂ©rapeute familial, directeur de l’Institut d’études SystĂ©miques IDES, auteur de diffĂ©rents ouvrages dont Les stratĂ©gies de l’indiffĂ©rence » Paris, Éditions Fabert, 2002, La promesse des enfants meurtris » Paris, Éditions Fabert, 2005, Le silence des enfants » Paris, Éditions L’Harmattan, 1999. 10h45 Pause - cafĂ© 11h15 FrĂ©dĂ©rique VAN LEUVEN La loyautĂ© Ă  l’épreuve de la maladie de la confusion Ă  la complexitĂ© La thĂ©matique de la loyautĂ© est particuliĂšrement aiguĂ« dans les familles oĂč l’un des parents souffre d’une maladie mentale. Le parent malade est parfois dĂ©chirĂ© entre la nĂ©cessitĂ© de prendre soin de lui le risque que reprĂ©sente un abandon de poste ». Il est souvent trĂšs conscient des rĂ©percussions de sa maladie sur sa maniĂšre d’exercer son rĂŽle parental. L’enfant est particuliĂšrement sensible Ă  la thĂ©matique de l’injustice et parfois mal pris entre ce parent dont il comprend la fragilitĂ© et la loyautĂ© Ă  ceux qui prennent le relais. Enfin, les intervenants des diffĂ©rents secteurs sont mis au dĂ©fi de penser la complexitĂ© de ces situations et de travailler les conflits qui ne manquent de surgir. A partir de tĂ©moignages d’enfants, de parents et d’intervenants, nous tenterons d’éclairer les diffĂ©rents enjeux que cette question rĂ©vĂšle entre santĂ© et maladie, attachement et conflit de loyautĂ©, d’une logique exclusive le ou » Ă  une logique inclusive le et ». FrĂ©dĂ©rique VAN LEUVEN est psychiatre et travaille au Centre Psychiatrique Saint Bernard, Ă  Manage. Elle est par ailleurs formatrice en thĂ©rapie familiale systĂ©mique et propose des modules de formation et des sĂ©minaires sur les pathologies du lien Ă  l’UniversitĂ© de Louvain. 12h15 Pause - midi libre 13h45 Amaury DE TERWANGNE Quoique tu dises, ce n’est pas toi qui parles » la loyautĂ© de l’enfant dans le processus judiciaire Bien souvent la loyautĂ© » de l’enfant est mise en avant pour justifier ou invalider sa parole lorsque sa situation est portĂ©e devant une instance judiciaire ou devant les services de l’aide Ă  la jeunesse. Merveilleuse illusion des adultes qui ne s’imaginent pas un instant ĂȘtre pris dans leurs loyautĂ©s ». Le petit d’homme devrait donc ĂȘtre protĂ©gĂ© la plupart du temps en ne lui reconnaissant pas le droit de parler, les initiĂ©s savent pour lui. Mais protĂ©gĂ© de quoi ? Des conflits qu’il vit au quotidien, des influences qui se prĂ©sentent Ă  lui, de son Ăąge, du mauvais usage que ses parents pourraient faire de sa parole ? Permettre Ă  l’infans le sans voix d’apprendre Ă  s’exprimer puis respecter cette parole ne relĂšve-t-il pas de notre responsabilitĂ© d’adulte ? Cette responsabilitĂ© n’est-elle pas le socle de la responsabilitĂ© en devenir de l’enfant ? En tant qu’avocat de l’enfant, Amaury de Terwangne s’efforcera d’aborder toutes ces questions, laissant sans doute plus de points d’interrogation que de rĂ©ponses. Amaury de Terwangne est avocat au barreau de Bruxelles depuis 20 ans. SpĂ©cialisĂ© en droit de la jeunesse, il pratique son mĂ©tier d’avocat auprĂšs des mineurs en danger ou ayant commis un fait qualifiĂ© infraction depuis de nombreuses annĂ©es devant diffĂ©rents tribunaux de la jeunesse francophones. Il accompagne aussi de nombreux parents qui souhaitent trouver une solution nĂ©gociĂ©e ou judiciaire privilĂ©giant l’intĂ©rĂȘt de leur enfant. Il est mĂ©diateur familial agréé, professeur CAPA de Bruxelles et formateur d’équipes psychosociales. Il est aussi l’auteur de diffĂ©rents livres juridiques abordant cette matiĂšre et de nombreux articles. 14h45 Olivier RALET Accompagner les conflits de loyautĂ© culturels des ados migrants ou issus de la migration en circulant ensemble entre le noyau de lĂ -bas et l’écorce d’ici L’ñme ou psychĂ© des humains d’aujourd’hui partage avec les villes europĂ©ennes d’avoir un centre ancien et une pĂ©riphĂ©rie rĂ©cente. Le noyau psychique » est constituĂ© dans la petite enfance par la transmission des fondamentaux ». L’ Ă©corce », elle, se forme plus tard, Ă  l’ñge d’aller Ă  l’école ; elle suit une autre logique, se voulant moderne, et respire l’air du temps. Le noyau se transforme lentement, Ă  la vitesse oĂč les langues Ă©voluent, alors que l’écorce change vite, Ă  l’allure des technologies. Le noyau est transmis sur de nombreuses gĂ©nĂ©rations, au pays ou en exil. Les enfants et ados d’origine immigrĂ©e », qu’ils soient de premiĂšre, seconde, troisiĂšme ou ixiĂšme gĂ©nĂ©ration ont donc un noyau venu du pays, mais leur Ă©corce se forme sur le mode d’ici. Ils sont donc nĂ©cessairement en tension de loyautĂ© » entre la culture traditionnelle d’origine de leur noyau et la culture occidentale moderne de leur Ă©corce, entre leurs parents et leurs professeurs... Cette tension peut se crisper en conflits, replis ou ruptures, mais elle peut aussi provoquer une crise, occasion de changement oĂč les mondes seront rĂ©-agencĂ©s de façon rĂ©ussie. Accompagner un rĂ©agencement des mondes en sorte qu’il soit le plus rĂ©ussi possible, voilĂ  donc la belle tĂąche qu’un intervenant peut accomplir auprĂšs de jeunes qui balancent entre la mise en mouvement et la paralysie des appartenances multiples. Olivier Ralet est philosophe ULB, certifiĂ© en sciences religieuses Islam » UCL et membre du Cismoc, ethno-thĂ©rapeute, formateur d’adultes Ă  l’interculturalitĂ©, auteur de nombreux articles notamment sur les rituels d’apaisement des troubles attribuĂ©s Ă  la possession au Maroc. Il est membre fondateur et prĂ©sident de l’ASBL Agenc’MondeS. 15h45 Pause 16h00 ValĂ©rie ROSOUX AprĂšs guerre choisir ou fuir son camp ? Dans les zones post conflit, l’identitĂ© ne se choisit guĂšre. FigĂ©e et endeuillĂ©e, elle s’impose. Rassemblant et structurant les uns, elle dĂ©nonce et bannit les autres. Le jeu devient binaire. Souvenirs et projets, visages et paysages, tout se dĂ©partage. En blanc et noir. In et out. Dans ce scĂ©nario, point de place pour l’hĂ©sitant. SommĂ© de choisir son camp, il est rĂ©quisitionnĂ©. Vieillard, bĂ©bĂ©, femme ou ancien combattant. Tous tentent de dire l’absent disparu, l’ennemi abattu, le corps dissolu. Il convient pourtant de s’interroger. PassĂ©s les premiers dĂ©cors, le gris surgit. Les appartenances s’effritent. Une question crĂ©pite comment enterrer les morts pour faire une place aux vivants ? L’exposĂ© se propose de dĂ©crire la scĂšne post conflit sous les traits d’une piĂšce de théùtre habitĂ©e par divers types d’acteurs, depuis les responsables officiels, locaux ou Ă©trangers, jusqu’aux praticiens et chercheurs souvent qualifiĂ©s de peace builders, en passant par les bourreaux, les victimes et ceux d’entre eux qui furent les deux Ă  la fois. Le but est d’observer leurs choix, leurs mots, leurs malentendus, leurs violences aussi. L’hypothĂšse centrale de l’exposĂ© est que la plupart des histoires d’aprĂšs-guerre demeurent inachevĂ©es. Et qu’une façon de les terminer passe peut-ĂȘtre par un dĂ©tour qui ne redoute point les zones non clairement identifiĂ©es. A l’écoute de l’enfant des Boches - aimĂ©s ou haĂŻs -, de l’enfant du viol en Bosnie ou Ă  Kigali, de celui qui n’est ni hutu, ni tutsi, du juste qui trahit son camp pour protĂ©ger l’ennemi. Ces voix dĂ©senclavĂ©es, rarement repĂ©rĂ©es, esquissent un chemin de traverse chercher, dans les dĂ©bris du passĂ©, ce qui fut non pas perdu mais promis. ValĂ©rie ROSOUX est chercheuse qualifiĂ©e du Fonds national de la recherche scientifique FNRS. LicenciĂ©e en philosophie et docteur en sciences politiques, elle enseigne la nĂ©gociation internationale Ă  l’UCL. Elle est membre du Centre d’études des crises et des conflits internationaux CECRI. Les questions qu’elle Ă©tudie Ă  l’échelle internationale ont des Ă©chos Ă©tonnamment familiers pour tous les professionnels de la relation d’aide qui accompagnent des personnes blessĂ©es par la violence des rapports humains. 17h00 Fin Passer au contenu –ZOOM+ AccueilFormations courtesProfessionnels de l’enfance et de l’adolescenceProblĂ©matiques familiales et socialesAccompagnements des pratiques professionnellesLe management Ă  l’épreuve du socialFormation longuesSur mesureBilan de compĂ©tencesAgenda Rechercher admino Cet Ă©vĂšnement est passĂ© L’ACCUEIL FAMILIAL UNE PARENTE PARTAGÉE, UN CONFLIT DE LOYAUTÉ – ZR17 fĂ©vrier 17 - fĂ©vrier 18 L’ACCUEIL FAMILIAL UNE PARENTE PARTAGÉE, UN CONFLIT DE LOYAUTÉ – ZR17 Infos pratiques Lieux Public Equipes PrĂ©-inscription Infos pratiques DurĂ©e 21h00 Dates 17-18 FEVRIER + 11 MARS 2022 Tarif ENTREPRISE 630 € - INDIVIDUEL 475 € Lieu 5 IMPASSE BON SECOURS - 75011 PARIS Site web VOIR L’ACCUEIL FAMILIAL UNE PARENTE PARTAGÉE, UN CONFLIT DE LOYAUTÉ – ZR17 Formation courte pour les assistants familiaux. Public et Ă©quipes Public Formation courte pour les assistants familiaux. Equipes Se prĂ©inscrire Attention cette dĂ©marche n'est qu'une prĂ©-inscription. Afin de procĂ©der Ă  votre inscription dĂ©finitive, vous devez nous faire parvenir le devis signĂ© ou l'accord de prise en charge signĂ© par votre employeur. Votre nom* Votre eMail* Sujet Votre message Lieux 5 IMPASSE BON SECOURS - 75011 PARIS 5 IMPASSE BON SECOURS - 75011 PARIS + Google Agenda+ Ajouter Ă  iCalendar Partager avec FacebookTwitterRedditLinkedInWhatsAppTumblrPinterestVkEmail Navigation Ă©vĂšnement ANALYSE DES PRATIQUES DES MÉDIATEURS FAMILIAUX DIPLÔMÉS D’ÉTAT DÉBUTANTS – CA30D PRÉVENIR ET GÉRER L’ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL – ZM15 Page load link [sibwp_form id=2] Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expĂ©rience sur notre site web. Si vous continuez Ă  utiliser ce site, nous supposerons que vous en ĂȘtes Aller en haut Le conflit de loyautĂ© naĂźt lorsque l’enfant se retrouve entre deux parents qui se font la guerre. Que cela soit Ă  cause d’un divorce ou d’une dispute temporaire. Dans un contexte d’augmentation du nombre de divorces et de diffĂ©rends concernant le droit de garde et de visite de leurs enfants, il existe de plus en plus de cas dans lesquels les parents tentent d’aliĂ©ner un enfant de l’autre parent et de l’exclure du contact et de l’éducation. Non seulement les avocats, les juges, les experts et les employĂ©s des offices de protection de la jeunesse sont impliquĂ©s dans un conflit de loyautĂ© souvent incessant, mais aussi les psychothĂ©rapeutes, les mĂ©decins pĂ©diatres et les pĂ©dopsychiatres. La plupart du temps, un parent veut des attestations et certificats attestant que les problĂšmes de comportement ou les symptĂŽmes fonctionnels mouillage, comportement oppositionnel, dĂ©pression, troubles du sommeil et autres d’un enfant sont dus Ă  des influences nĂ©gatives de l’autre parent. Le sujet s’enflamme gĂ©nĂ©ralement Ă  un moment oĂč les conflits de sĂ©paration se transforment en conflit de loyautĂ© ou de garde et un parent veut exclure l’autre de l’éducation future. La situation s’aggrave lorsque deux camps » se font face. Par exemple un pĂšre avec les grands-parents avec lesquels l’enfant sĂ©journe lors des visites et une mĂšre avec un nouveau conjoint. Il est utile pour les mĂ©decins et les thĂ©rapeutes de diffĂ©rencier les diffĂ©rentes constellations de conflits afin d’éduquer les parents d’une part et de prĂ©venir l’abus de certificats mĂ©dicaux d’autre part. DĂ©finition le conflit de loyautĂ© Il existe un conflit de loyautĂ© entre les enfants des familles dites intactes ainsi que des familles sĂ©parĂ©es. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, l’enfant qui a dĂ©passĂ© la petite enfance veut ĂȘtre loyal envers ses deux parents, sa mĂšre et son pĂšre. Ce n’est pas un problĂšme dans les familles Ă©quilibrĂ©es, oĂč l’enfant peut vivre sa loyautĂ© envers ses deux parents et aussi apprendre Ă  vivre des Ă©carts plus petits. Cela peut se reprĂ©senter symboliquement. L’enfant, le pĂšre et la mĂšre forment un triangle. Tout le monde voit tout le monde et est en contact avec tout le monde. Chaque membre de la famille a la possibilitĂ© de changer temporairement de position et de faire Ă©voluer la relation distance-proximitĂ©. Sans dĂ©velopper une relation exclusive Ă  double sens dyade ou des coalitions durables de deux membres du systĂšme contre un troisiĂšme membre. C’est comme ça que l’on Ă©vite le conflit de loyautĂ© ! Il ne viendrait Ă  l’esprit de personne ici que l’enfant ne construirait qu’un seul parent comme son propre moi ». Selon certains experts, cela devrait ĂȘtre soudainement nĂ©cessaire lorsque les parents se sĂ©parent. Si la mĂšre et le pĂšre commencent Ă  se disputer l’enfant, le conflit de loyautĂ© peut ressembler Ă  ça Ici, mĂ©taphoriquement parlant, la famille est un champ de bataille » oĂč se livrent des luttes de pouvoir et oĂč se forment des triangles inverses », des coalitions et des alliances. C’est lĂ  que le dysthymique est chez lui. L’observateur naĂŻf comprend immĂ©diatement comment et pourquoi cela conduit Ă  maladie
 Des annĂ©es de conflit dans le mariage, des escalades symĂ©triques, des sĂ©parations et des rĂ©conciliations, des violences et des intrigues, des bains alternĂ©s entre indulgence et sĂ©vĂ©ritĂ©. Ici aucun membre de la famille n’a la chance de rester neutre. Si vous prenez position d’un cĂŽtĂ©, vous ĂȘtes menacĂ© de mettre l’autre cĂŽtĂ© en colĂšre. Cela engendre de la peur, un malaise constant et des sentiments de culpabilitĂ© qui s’intensifient jusqu’à ce qu’un membre de la famille sort » de la dĂ©pression – ou plutĂŽt la dysthymie. Horn, JĂŒrgen Troubles dĂ©pressifs – Causes et traitement Partie I » Dans la famille sĂ©parĂ©e, la position de dĂ©part des parties opposĂ©es, c’est-Ă -dire principalement les parents, est quelque peu diffĂ©rente. Ici, l’enfant est souvent dans la sphĂšre d’influence prĂ©dominante d’un parent ce que l’on appelle le parent soignant. Et c’est lĂ  que naĂźt le conflit de loyautĂ©. En pratique, c’est gĂ©nĂ©ralement la mĂšre avec qui l’enfant passe le plus clair de son temps. Elle nourrit alors le conflit de loyautĂ© et fait culpabiliser son enfant. Les parents, prĂ©occupĂ©s par leurs propres charges Ă  la suite de la sĂ©paration, ne remarquent souvent pas le stress psychologique sur les enfants et ne leur accordent pas suffisamment d’attention. Par consĂ©quent, les symptĂŽmes de stress naturels des enfants sont souvent rĂ©interprĂ©tĂ©s dans d’autres conflits entre les parents, comme Ă©tant le rĂ©sultat d’une influence nĂ©gative ou d’ exigences excessives » en traitant avec l’autre parent. En effet, les rĂ©actions psychologiques et fonctionnelles, les infections, les rĂ©actions agressives ou dĂ©pressives ne sont pas seulement dĂ©clenchĂ©es par la sĂ©paration elle-mĂȘme. Ils surviennent surtout lorsque l’enfant est censĂ© passer d’un parent Ă  l’autre. Mais que le parent soignant refuse ce contact, au motif par exemple que l’enfant a besoin de venir se reposer » ou ne veut pas aller chez l’autre parent. Ce comportement nourrit le conflit de loyautĂ© et l’enfant est de plus en plus perdu. Les enfants de la maternelle et de l’école primaire semblent souvent nerveux, irritables et peu disposĂ©s Ă  rendre visite Ă  l’autre parent ou ils se plaignent de douleurs abdominales. Le temps de visite lui-mĂȘme se dĂ©roule aprĂšs une courte acclimatation sans conflits et dans une atmosphĂšre joyeuse. Cependant, l’enfant ne veut rien dire de la maison et ne veut pas y aller. L’enfant revient en pleurs et Ă  contrecƓur vers le parent attentionnĂ©. AprĂšs les visites, il se comporte exagĂ©rĂ©ment, il est fermĂ© ou grincheux pendant quelques jours, ne veut rien dire sur les visites elles-mĂȘmes, jusqu’à ce qu’il redevienne enfin normal ». Les parents tirent des conclusions opposĂ©es de ce schĂ©ma la mĂšre Ă©ventuellement le pĂšre ne voit aucun intĂ©rĂȘt aux visites, mais plutĂŽt du mal. L’enfant sera tourmentĂ© uniquement pour rĂ©pondre au droit lĂ©gal du pĂšre Ă©ventuellement mĂšre les visites devraient donc ĂȘtre interrompues. Le pĂšre, en revanche, se demande si l’enfant est entre de bonnes mains avec la mĂšre, puisqu’il lui arrive dans un Ă©tat si pitoyable et hĂ©site Ă  retourner auprĂšs de la mĂšre. Contrairement Ă  un syndrome d’aliĂ©nation, ce syndrome du conflit de loyautĂ© » ne repose sur aucune intention d’aliĂ©nation. Les causes peuvent rĂ©sider dans des peurs de sĂ©paration, des conflits psychodynamiques de loyautĂ©, un problĂšme d’autonomie, un manque de constance objectale chez l’enfant, au niveau parental dans des blessures, un isolement social ou des problĂšmes avec un nouveau partenaire. Les parents s’inquiĂštent des symptĂŽmes. Au dĂ©but, ils n’ont pas tendance Ă  dĂ©valoriser l’autre parent, Ă  lui reprocher les symptĂŽmes ou Ă  vouloir le marginaliser. Dans ces cas, il suffit de souligner au cours de l’anamnĂšse que les rĂ©actions de l’enfant sont naturelles et qu’elles s’attĂ©nueront aprĂšs environ six mois Ă  un an. Le syndrome d’aliĂ©nation parentale se distingue du syndrome du conflit de loyautĂ© et des cas oĂč un enfant a Ă©tĂ© victime d’abus ou de nĂ©gligence et ne souhaite donc pas prendre contact. Le conflit de loyautĂ© ne se dĂ©veloppe que lorsqu’un enfant – consciemment ou inconsciemment – est entraĂźnĂ© dans une forte dualitĂ© par le parent attentionnĂ©. Celui-ci lui explique qu’il est extrĂȘmement difficile de traiter avec l’autre parent, alors l’enfant dĂ©veloppe des sentiments de culpabilitĂ© en raison de son dĂ©sir de rester en contact. Dans le cas des parents bienveillants, le problĂšme borderline sous-jacent est souvent activĂ© par le processus de sĂ©paration. Ils ressentent le stress accru de la situation de sĂ©paration tardive, submergent et rĂ©gulent de plus en plus l’enfant. Ils se retrouvent souvent dans le rĂŽle d’un partenaire de substitution et une relation symbiotique se dĂ©veloppe. Chaque contact entre l’enfant et l’autre parent dĂ©clenche une peur panique de la perte. Les rendez-vous de visite sont souvent annulĂ©s. De nombreuses stratĂ©gies d’aliĂ©nation vĂ©hiculent une image nĂ©gative de l’autre parent Ă  l’enfant – un conflit de loyautĂ© intense est encouragĂ©. Contrairement au syndrome du droit de visite, le conflit de loyautĂ© montre plusieurs symptĂŽmes facilement reconnaissables dans le comportement de l’enfant 1. Les opinions et les formulations textuelles sont tirĂ©es du parent attentionnĂ© qui caractĂ©rise son attitude envers l’autre. Ce qui est dit est dit dans un langage qui ne convient pas aux enfants Il a un complexe de pouvoir. ». Et un ton de voix artificiel. De nouvelles raisons de rejet sont inventĂ©es », l’enfant apparaĂźt agitĂ© et tendu au cours de la conversation. Un conflit de loyautĂ© stresse Ă©normĂ©ment un enfant, surtout s’il n’est pas encore capable de comprendre ce qu’il se passe. 2. Non seulement l’autre parent, mais tout son environnement social et familial entre dans le jeu du conflit de loyautĂ©. Par exemple, les grands-parents et les amis deviennent des ennemis, alors que jusque-lĂ  ils Ă©taient un soutien. 3. L’enfant divise » la situation le parent attentionnĂ© n’est que bon », l’autre que mauvais ». L’ambivalence naturelle fait dĂ©faut. L’enfant prend par rĂ©flexe le parti de l’aidant. Ce qui est un comportement typique du conflit de loyautĂ©, qu’un enfant ne comprend pas ! 4. L’enfant insiste sur le fait que tout ce qu’il dit est de sa propre volontĂ© Je veux ça. ». Si le processus de conflit de loyautĂ© avance et que le parent soignant est sĂ»r que l’enfant n’exprime pas le dĂ©sir de plus de contacts, il dit souvent l’enfant ne veut pas. » 5. Le parent soignant dĂ©valorise l’autre et tente d’intĂ©grer l’enfant dans une alliance contre lui. En mĂȘme temps, cependant, les efforts de discours et de mĂ©diation qui affectent sa personne et son rĂŽle dans le processus de sĂ©paration se rejettent. Comment savoir si votre enfant souffre Ă  cause d’un conflit de loyautĂ© ? Les signes peuvent ĂȘtre des difficultĂ©s ou des problĂšmes de comportement Ă  plusieurs reprises. Peut-ĂȘtre mĂȘme essaient-ils de refuser d’aller voir l’autre parent. Ils ne veulent pas que vous soyez triste par leur dĂ©part. Et ils ne reviendront certainement pas en montrant qu’ils ont passĂ© un bon moment, mĂȘme si c’était le cas. Faire peser un tel fardeau sur vos enfants est trĂšs dommageable. Et, mĂȘme si vous vous sentez temporairement mieux en voyant qu’ils semblent » vouloir rester avec vous et ne pas passer de bons moments avec l’autre parent, les effets Ă  long terme ne seront pas aussi agrĂ©ables. Ils se cacheront et nourriront des sentiments trĂšs confus en matiĂšre de loyautĂ©. Les enfants dans une situation de conflit de loyautĂ© peuvent mĂȘme adopter une stratĂ©gie consistant Ă  dire dĂ©libĂ©rĂ©ment du mal de l’autre parent. Car ils pensent que cela vous fera plaisir. Ce qui ne fait que perpĂ©tuer leurs propres sentiments de confusion et de blessure. Si un enfant vit dans une famille oĂč il n’y a pas ou peu de soutien Ă©motionnel, il peut prĂ©senter certains des traits suivants, oĂč il est obligĂ© de faire face Ă  ses sentiments de confusion et de souffrance en ignorant complĂštement l’un de ses parents s’éloignant de l’un de ses parents sur le plan Ă©motionnel et physique se rĂ©fugiant dans le travail scolaire pour Ă©viter le problĂšme se mettant en colĂšre, s’angoissant ou mĂȘme devenant phobique Ă  l’égard d’un parent L’une des choses les plus tristes pour ces enfants est qu’on les force Ă  se retrouver dans ces situations, sciemment ou souvent sans le savoir, par un parent, et que l’instinct de conservation se met en marche. S’ils choisissent de ne pas voir ou parler Ă  l’un de leurs parents, ils regrettent ce choix au fond d’eux-mĂȘmes. En effet, ils se sentent coupables et honteux. En apparence pourtant, ils peuvent sembler tout Ă  fait satisfaits de leur dĂ©cision. Souvent, ils sont alors en colĂšre. Et pour faire face Ă  cette peur et Ă  cette confusion, ils dirigent davantage de colĂšre vers le parent qu’ils ont rejetĂ©. Conflit de loyautĂ© quelle est la solution ? Éviter de participer ! Il est possible de recommander aux parents une thĂ©rapie de soutien/des conseils ou un contact avec un groupe d’entraide. L’autoportrait des parents qui crĂ©ent un conflit de loyautĂ© comme s’ils Ă©taient des victimes malheureuses » sĂ©duit facilement. Alors, l’entourage a tendance Ă  soutenir, participer et encourager ce comportement. Cependant, la solution Ă  l’exclusion est en plus soutenue par le mĂ©decin/thĂ©rapeute. Cependant, les parents doivent savoir que l’enfant avait une relation bonne et affectueuse avec l’autre parent ; le parent aliĂ©nant a effectivement besoin de soutien et d’affection, mais cela ne peut consister Ă  soutenir des efforts pour s’exclure ; les accusations portĂ©es par le parent soignant sont pour la plupart des projections. Si un comportement aliĂ©nant actif a pour consĂ©quence un conflit de loyautĂ© chez l’enfant, les parents bienveillants doivent d’une part ĂȘtre sensibilisĂ©s Ă  la nature destructrice et immorale de leurs actions, mais d’autre part leur besoin Ă©motionnel doit Ă©galement ĂȘtre acceptĂ©. La relation Ă©quilibrĂ©e entre confrontation et empathie, importante pour les thĂ©rapies borderline, est le meilleur moyen d’atteindre les parents aliĂ©nants. Les enfants n’ont pas besoin de thĂ©rapie. Le comportement se normalise rapidement lorsque l’enfant apprend qu’il peut rendre visite Ă  l’autre parent de maniĂšre fiable sans se sentir coupable et profiter du temps passĂ© ensemble. Conflit de loyautĂ© quand les deux parents travaillent ensemble pour aider l’enfant Les suggestions suivantes ne fonctionnent que si les deux parents sont d’accord avec l’idĂ©e et peuvent communiquer normalement. Entre eux et avec leurs enfants. Pour rĂ©soudre le conflit de loyautĂ© ou pour ne jamais en arriver lĂ  Chaque parent doit soutenir le rĂŽle parental Ă©gal de l’autre. Les parents ne doivent pas saper l’autoritĂ© de l’ancien partenaire auprĂšs des enfants. Les parents ne doivent pas se disputer devant les enfants ou Ă  portĂ©e de voix. Ils ne doivent pas impliquer les enfants dans les conflits parentaux. Faites en sorte que les enfants puissent avoir des relations agrĂ©ables avec leurs deux parents. Soyez activement encourageant et heureux d’entendre parler des activitĂ©s avec l’autre parent. Les parents ne doivent pas obliger leurs enfants Ă  choisir entre eux. Ils doivent au contraire les encourager Ă  ĂȘtre proches de leurs deux parents en mĂȘme temps. Les parents doivent encourager les autres membres du cercle familial Ă  adopter une position neutre vis-Ă -vis de la sĂ©paration. Cela inclut les grands-parents, les enseignants et les autres adultes importants. Les enfants doivent pouvoir bĂ©nĂ©ficier du soutien de ces personnes sans qu’elles prennent parti ou rejettent la faute sur l’un ou l’autre parent. Mettez fin au conflit de loyautĂ© pour le bien de votre propre enfant ! À lire aussi TĂ©moignage comment j’ai rĂ©ussi Ă  me sauver de la toxicitĂ© de mes parents

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